Abstracts | Résumés

Access and Persistence of Students from Low-Income Backgrounds in Canadian Post-Secondary Education: A Review of the Literature

Richard E. Mueller

Whether to attend a post-secondary education (PSE) institution, which one to attend, and how to complete its degree or diploma requirements are extraordinary complex decisions faced my millions of young Canadians. Factors such as financial considerations, family background, information constraints and inherent ability all interact to determine whether or not young Canadians will attend, and ultimately graduate from, any one of the variety of PSE institutions across the country. Until recently, the study of these decisions in Canada has been hindered by a general lack of policy interest as well as the lack of appropriate data to adequately tackle these complex questions. This paper attempts to review the state of knowledge regarding access to and persistence in PSE in Canada, with emphasis on the experiences of students from low-income families, a group which has historically not benefited from publicly financed PSE as much as those from middle- and high-income families, yet whose participation is seen as fundamental to Canada’s competitiveness in the global knowledge-based economy. The focus is on the empirical work done is this area in Canada, as well as the United States, since there are many similarities in the educational systems between the two countries and studies in these areas have generally advanced further south of the border.  The purpose is to assist researchers in accessing the state of knowledge and seeking new avenues of policy-relevant research for Canada. (Full document in pdf)

 

Accès à l’enseignement postsecondaire et poursuite des études par les étudiants provenant de familles à faible revenu au Canada : un tour d’horizon des travaux publiés

Richard E. Mueller

Le choix ou la fréquentation d’un établissement d’enseignement postsecondaire (EPS), ou la façon d'obtenir son diplôme ou de remplir les conditions d'obtention constituent des décisions extraordinairement complexes auxquelles sont confrontés des millions de jeunes Canadiens. Les considérations financières, les antécédents familiaux, les contraintes de l'information et les capacités inhérentes des individus constituent tous des facteurs qui interviennent dans les décisions des jeunes Canadiens quant à la fréquentation d’un établissement et l'obtention d’un diplôme postsecondaire. Au Canada, jusqu'à tout récemment, l’absence générale d'un intérêt politique et un manque de données appropriées pour traiter adéquatement de ces questions complexes ont fait obstacle à l’analyse de ces décisions. Ce document tente de faire le point sur l'état des connaissances relatives à l'accès et à la poursuite des études postsecondaires au Canada, en mettant l'accent sur les expériences des étudiants provenant de familles à faible revenu, un groupe qui, historiquement, n’a pas autant bénéficié du financement public que les milieux à revenus moyens et élevés, mais dont la participation est considérée comme fondamentale pour la compétitivité du Canada dans l'économie mondiale du savoir. L’accent porte sur les travaux empiriques réalisés dans ce domaine au Canada, ainsi qu'aux États-Unis, puisqu’il existe de nombreuses similitudes entre les systèmes éducatifs de ces deux pays et que les études sur ce sujet particulier sont généralement plus avancées au sud de la frontière. Le but est d'aider les chercheurs à évaluer l'état des connaissances et à rechercher de nouvelles pistes d’investigation adaptées au contexte politique du Canada.

 

University Tuition and Access: An Inter-Provincial Comparison.: Evidence from Youth in Transition Survey (YITS) in Canada (YITS) in Canada

By David Johnson

The Youth-in-Transition Survey allows for the identification of decision points from 1996 to 2003 at which a youth who has completed secondary school (CEGEP in Quebec) either accesses university or takes another path in the time frame of the next academic year.  Beyond a set of social and economic factors that affect the access decision as expected, there is only very weak evidence that a higher level of tuition in a province alters the probability that a student continues into university.  Evidence points to a situation in which neither parent has a university education as the most likely barrier to university access. Although such evidence has a number of interpretations, it does suggest that policies in place over this period were reasonably effective at removing financial barriers and that new policy efforts around access to university from high school should focus on lower-income students and non-tuition factors in access decisions from university to high school. (Full document in pdf)

 

Variations interprovinciales des droits de scolarité universitaires et décision de poursuivre des études universitaires : Résultats de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) au Canada

David Johnson

L’Enquête auprès des jeunes en transition permet de définir toute une série de points de décision que traversent les jeunes universitaires pour décider de la poursuite ou de l’abandon de leurs études. Ces points de décision sont reconnus comme une des facettes de la participation à la vie universitaire. Il existe peu de preuves qu’un changement dans le montant des droits de scolarité aurait un effet quelconque sur la probabilité qu’un jeune universitaire canadien quitte l’université sans obtenir son diplôme. En conséquence de cela, tout changement de politique concernant la poursuite des études devrait se situer ailleurs qu'au niveau des droits de scolarité. De plus, le débat qui a lieu dans les provinces canadiennes quant aux droits de scolarité adéquats ne devrait pas tenir compte de l’interaction entre les droits de scolarité et la poursuite des études.

 

Evolution of Aspirations for University Attendance: A Gender Comparison

By Louis N. Christofides, Michael Hoy, Zhi (Jane) Li and Thanasis Stengos

A striking pattern that has emerged in university attendance in Canada is the so-called “gender gap”. Since the mid-1980’s women have been increasingly more likely than men to attend universities, and now female students outnumber men by the approximate ratio of three to two. A similar pattern has arisen in the United States and many other countries. Studies by Jacob (2002) and Goldin et al. (2006) point to two main reasons for this gender gap. First, the relative financial advantage of a university education is much higher for females. Second, women are better prepared for admittance to post-secondary education (PSE). Using the YITS-A data set, which provides information from interviews with high school children at ages 15, 17 and 19, we examine the decision to enter university as an evolutionary process involving both aspirations of students (and their parents expectations) and grade attainment.  The research found that females begin at age 15 with higher overall aspirations about PSE and are also more likely to revise upwards these aspirations than their male counterparts. The result is that a significantly higher fraction of females end up deciding to attend university at age 19. This finding holds even when considering high school grades. The paper explores the reasons for this phenomenon and finds, not surprisingly, that many of the same family background characteristics that appear to influence grade attainment are also correlated with aspiration levels. There are some differences in the initial formation and evolution of aspirations between males and females. (Full document in pdf)

 

Évolution des aspirations de fréquentation universitaire : comparaison entre les sexes

Louis N. Christofides, Michael Hoy, Zhi (Jane) Li et Thanasis Stengos

Un modèle frappant est ressorti de l’étude de la fréquentation universitaire au Canada que l’on a surnommé « le fossé des sexes ». Depuis le milieu des années 1980, les femmes sont de plus en plus susceptibles de fréquenter l’université, et leur nombre dépasse aujourd’hui celui des hommes dans une proportion approximative de trois à deux. Ce même phénomène se produit aux États-Unis et dans bien d’autres pays. Les études menées par Jacob (2002) et Goldin et coll. (2006) laissent entrevoir deux raisons principales pour cet écart entre les sexes. D’abord, l’avantage financier relatif que les femmes retirent de l’éducation universitaire est de loin supérieur. Ensuite, les femmes sont mieux préparées pour l’admission aux études postsecondaires (EPS). En utilisant l’ensemble de données de l’EJET-A qui transmet de l’information sur les entrevues avec des jeunes du secondaire de 15, 17 et 19 ans, on examine la décision d'aller à l'université comme un processus normal de l’évolution qui implique autant les aspirations de l’étudiant (et les attentes de ses parents) que les résultats obtenus. La recherche a démontré que les jeunes femmes commencent dès l’âge de 15 ans à avoir des aspirations plus élevées quant aux EPS et sont plus enclines à réviser leurs aspirations à la hausse que leurs camarades masculins. Il en résulte qu'une bien plus grande proportion de jeunes femmes décident à 19 ans de fréquenter l’université. Ces constatations se confirment dans le cas des résultats du secondaire. Ce document examine les raisons de ce phénomène et découvre, comme il fallait s’y attendre, que bon nombre des mêmes caractéristiques familiales qui semblent influer sur les résultats sont également correlées aux niveaux d’aspiration. Il existe certaines différences dans la formation initiale et l’évolution des aspirations entre hommes et femmes.

 

The Effects of Family Income, Parental Education and Other Background Factors on Access to Post-Secondary Education in Canada: Evidence from the YITS

By Ross Finnie and Richard E. Mueller

This paper exploits the unprecedented and rich information available in the Canadian Youth in Transition Survey, Sample A (YITS-A) in order to investigate issues related to access to post-secondary education (PSE). The authors explore two themes of questions: i) What are the various influences of an individual's background on access to PSE, including more traditional measures such as family income and parental education, as well as a broader set of measures such as high school grades, social/academic “engagement,” and other cognitive and behavioural influences? and ii) How does including a more extensive set of variables than has been possible in previous studies change the estimated effects of the more conventionally measured family/parental influences (family income and parental education) on access to PSE, and thus indicate how much of the latter influences operate through (or otherwise proxy) the effects of the broader set of variables, thereby isolating the direct - as opposed to indirect - influence of these traditional measures on access? Utilizing multinomial logit models to capture the choice of level of PSE (i.e., college versus university) we find that parental income is positively related to university attendance, while having only a minor effect on college. This effect is greatly diminished, however, once parental education is included in the estimation. Similarly, the importance of parental education to university attendance is somewhat diminished once certain measures of high school grades, academic “engagement,” and a standardised reading test score are included - although, interestingly, these additional variables have little further affect on the family income influences. These results thus support other recent work which points to the importance of addressing earlier cognitive and behavioural influences, and family “culture” more generally as captured by parental education, in effecting change in the rates and patterns of participation in PSE - although family income does remain a significant independent factor, albeit of significantly reduced influence. (Full document in pdf)

 

Incidences du revenu familial, de la scolarité des parents et des autres facteurs liés au contexte sur l’accès à l’enseignement postsecondaire au Canada : conclusions de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET)

Ross Finnie et Richard E. Mueller

Ce document tire parti de l’information abondante et inédite obtenue lors de l’Enquête canadienne sur les jeunes en transition, Cohorte A (EJET A), afin d’analyser les questions relatives à l’accès aux études postsecondaires (EPS). Les auteurs ont travaillé sur une double problématique :

i) Quelles sont les différentes influences de l’histoire et les origines d’un individu (dont les mesures habituelles telles que le revenu familial, la scolarité des parents, les résultats au secondaire, l’investissement social et scolaire et les autres influences cognitives et comportementales) sur ses chances d’accéder aux EPS?

ii) Comment la prise en compte d’un nombre supérieur de variables jusqu’alors négligées fait-elle fluctuer les effets estimés des paramètres classiques, comme l’influence de la famille (revenu familial et scolarité des parents), sur l'accès à l’EPS et, par conséquent, dans quelle mesure ces dernières variables influencent-elles (de manière directe ou autrement) l’ensemble plus vaste des variables, isolant ainsi l’incidence directe – par opposition à l’incidence indirecte – des paramètres classiques sur l’accès à l’enseignement postsecondaire?

L’utilisation de modèles logit multinomiaux pour saisir le choix de niveau d’EPS (c'est-à-dire, un collège au lieu d’une université) fait apparaître une corrélation positive entre le revenu des parents et la fréquentation universitaire, alors qu’il n’a qu’une influence mineure sur la fréquentation d’un collège. Cependant, cet effet se trouve considérablement réduit, une fois la scolarité des parents incluse dans l’estimation. De la même manière, l'importance de l'éducation des parents sur la fréquentation universitaire se voit légèrement diminuée, une fois que certains critères concernant les notes au secondaire, l’« investissement » scolaire et un test de lecture normalisé sont pris en compte; bien que, curieusement, ces variables supplémentaires aient peu d'effet sur l’influence du revenu familial. Ces résultats corroborent d'autres travaux récents qui démontrent l'importance de tenir compte des influences cognitives et comportementales antérieures ainsi que, de façon plus générale, de la culture familiale (mesurée en fonction du niveau d’éducation des parents), si l’on veut modifier les taux et modes de fréquentation des établissements postsecondaires, même si le revenu familial reste un important facteur indépendant (bien que son influence se trouve réduite de manière considérable).

 

Inter-provincial variation in university tuition and the decision to continue to attend university: Evidence from Youth in Transition Survey in Canada

By David Johnson

The Youth-in-Transition Survey allows identification of a series of decision points in which youths already in university decide whether to continue or exit without graduating. These decision points are identified as a specific aspect of university participation. There is little evidence that a change in tuition alters the probability that a Canadian youth, once in university, leaves university without obtaining his or her degree. As a result of this knowledge, any policy effort regarding university persistence for youth should focus on non-tuition factors. Furthermore, the debate around the appropriate level of tuition in Canadian provinces should not focus on the interaction of tuition and persistence. (Full document in PDF)

 

Variations interprovinciales des droits de scolarité universitaires et décision de poursuivre des études universitaires immédiatement après le secondaire : Éléments probants extraits de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) au Canada

David Johnson

L’Enquête auprès des jeunes en transition permet d’identifier les moments, entre 1996 et 2003, où un jeune ayant complété l’école secondaire (ou le CEGEP au Québec) décidait d’accéder à l'université ou de changer de voie au cours de l'année scolaire suivante. Mis à part certains facteurs économiques et sociaux qui ont, comme on s'y attend, une incidence sur la décision de poursuive des études universitaires, il n’existe que très peu de preuves que des droits de scolarité plus élevés dans une province diminuent la probabilité qu'un étudiant s’inscrive à l’université. Les faits révèlent que l’obstacle le plus probable à la poursuite d’études supérieures est l’attitude des parents qui n’ont ni l’un ni l’autre de formation universitaire. Bien qu’on puisse nuancer les interprétations de ces données, elles montrent effectivement que les politiques en place pendant cette période ont efficacement aplani les obstacles financiers, et que les nouvelles politiques portant sur l’accès à l’université devraient être axées sur les étudiants provenant de milieux à faibles revenus et sur les facteurs non liés aux droits de scolarité.

 

The Patterns of Persistence in Post-Secondary Education in Canada: Evidence from the YITS-B Dataset

by Ross Finnie and Hanqing (Theresa) Qiu

This paper uses the extremely rich YITS-B database to provide a unique national-level analysis of persistence in post-secondary education (PSE) in Canada from individuals’ entry into their first PSE program. We first calculate hazard rates (and cumulative transition rates) with respect to those who i) graduate, ii) switch programs, and iii) leave PSE (perhaps to return later). Switchers are further divided into those who change programs within a given institution, those who change to a different institution at the same level (i.e., college or university), and those who change level. We also look at the reasons for switching and leaving, subsequent re-entry rates among leavers, and graduation and persistence rates once switchers and re-entrants are taken into account. These patterns are then probed in more detail using hazard (regression) models where switching, leaving, and re-entering are related to individual characteristics, family background, high school outcomes, and early PSE experiences. We find that by five years after entering PSE, graduation rates from the first program are 56.5 percent for college students and 52.1 percent for university students, but these rates rise to 73.1 and 69.4 percent, respectively, when switchers and leavers who subsequently return to school and graduate are included. Total persistence rates which also take into account those who are still in PSE push the rates to 82 (college) and 89.8 (university) percent. (Full document in PDF)

 

Résultats des données de l’EJET-B sur les tendances de la persévérance au niveau postsecondaire au Canada

Ross Finnie et Hanqing (Theresa) Qiu

Ce document utilise la banque de données exhaustive de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) pour produire une analyse pancanadienne de la persévérance aux études postsecondaires (EPS) des étudiants depuis leur admission à leur premier programme d’EPS. On calcule tout d’abord les taux de risque  (et les taux de transition cumulatifs) en tenant compte de ceux qui :

  1. obtiennent leur diplôme
  2. changent de programme ou
  3. abandonnent les EPS (pour peut-être les reprendre plus tard).

Les étudiants qui changent de programme sont ensuite répartis entre ceux qui changent de programme au sein du même établissement, ceux qui changent d’établissement mais continuent d’étudier au même niveau (c’est-à-dire au collège ou à l’université) et ceux qui passent d’un niveau à un autre. Nous examinons aussi les raisons qui poussent les étudiants à se réorienter ou à abandonner leurs études, puis le taux de raccrochage et le taux de persévérance et de diplomation lorsqu’on tient compte des étudiants qui ont changé de programme et de ceux qui reviennent aux études. Ces modèles sont ensuite sondés plus en détail en utilisant des modèles de risque (régression) où les étudiants qui ont changé de programme, les décrocheurs et les raccrocheurs sont évalués selon leurs caractéristiques individuelles, leur milieu familial, leurs résultats au secondaire et leurs premières expériences d’études postsecondaires. Nous constatons que, dans les cinq années suivant leur entrée aux EPS, les taux de diplomation au premier programme sont de 56,2 % pour les étudiants de collège et de 52,1 %  pour ceux de l’université, mais ces chiffres augmentent à 73, 1 % et à 69,4 % respectivement lorsque les étudiant qui changent de programme et les raccrocheurs qui obtiennent leur diplôme sont inclus. Les taux de persévérance totaux qui tiennent compte des étudiants qui sont encore aux EPS font passer les taux de diplomation à 82 % (pour les collèges) et à 89,8 % (pour les universités).

 

Student Transitions and Adjustments in Canadian Post Secondary Education

By Felice Martinello

A longitudinal sample of Canadian post-secondary students, 1997 to 2003, is used to examine the transitions and adjustments made during post secondary education (PSE). Separate analyses are conducted for students whose first program was bachelor’s level at a university and those whose first program was a two (or more) year program at a college or CEGEP. The proportions of students who do not complete their first PSE program and those who switch to other programs at the same, higher, or lower levels are documented. Similarly, the proportions of graduates who enrol in second PSE programs at the same, higher, or lower levels are documented along with their outcomes. Regression analysis estimates  and correlates of students’ decisions to: a) leave their first program without graduating, b) attempt a second program at the same level, and c) attempt a second program at a lower level are calculated. Correlates include students’ family characteristics, living arrangements, high school grades, and loans for financing PSE. (Full document in PDF)

 

Transitions et ajustements de l’étudiant à l’éducation supérieure au Canada

Felice Martinello

Un échantillon longitudinal des étudiants universitaires au Canada entre 1997 et 2003 a servi à examiner les transitions et ajustements réalisés au cours des études postsecondaire (EPS). Des analyses distinctes ont été effectuées sur les étudiants dont le premier programme universitaire était celui du baccalauréat, et sur ceux dont le premier programme était de deux ans (ou plus) dans un collège ou au cégep. On a mesuré les proportions d’étudiants qui ne vont pas jusqu’au bout de leur premier programme d'EPS ou qui changent de programme en cours de route pour un programme de même niveau ou non. On a aussi documenté la proportion de diplômés qui s’inscrivent à un second programme d’EPS, au même niveau ou à un niveau différent, ainsi que leurs résultats. On a calculé les estimations et les corrélats obtenus à l’aide d’analyse de régression quant aux décisions des étudiants de : a) abandonner leur premier programme sans obtenir de diplôme, b) se lancer dans un second programme de même niveau, et c) se lancer dans un second programme de niveau inférieur. Les corrélats incluent les particularités familiales, les conditions de logement, les résultats obtenus au secondaire et les emprunts pour financer l'éducation postsecondaire.

 

University Attainment, Student Loans, and Adult Life Course Activities:  A Fifteen Year Portrait of British Columbia Young Adults

By Lesley Andres and Maria Adamuti-Trache

In this paper, data from the Paths on Life’s Way are employed as a base to examine the impact of student loans on the educational and occupational outcomes and other life activities of the British Columbia high school graduating class of 1988. Multiple forces – both individual and structural – conspired to facilitate or prevent post-secondary participation and completion by these graduates. The authors focus on three macro forces affecting this cohort as they made the transition from high school and through the next 15 years of post-high school life. First, the authors locate the analysis in the policy debate, beginning with the “Access for All” initiative that was underway in British Columbia in the mid-1980s, Second, they highlight the British Columbia student financial assistance program available to students as they left high school in 1988 in relation to tuition fees and document how this program evolved over time. Third, they describe the changing nature of the British Columbia post-secondary system from the 1980s onwards. Finally, they switch our conceptual focus to a life course perspective in order to examine how these forces likely impacted individuals’ post-secondary educational opportunities, experiences, and outcomes. By taking into account individual characteristics such as social class, gender, and geographic location, the research reveals the different ways individuals negotiated life stages in the face of these forces.

Because the analyses span 15 years, none of the forces described above remained static over time. Changes have occurred to post-secondary structures, policy agendas and directions, and the individuals themselves as they matured and took on new adult roles. Hence, it is a challenge to capture the ongoing dance between structure and agency across time. (Full document in pdf)

 

Niveaux universitaires, prêts étudiants et parcours de la vie adulte : portrait sur quinze ans de la vie des jeunes adultes en Colombie-Britannique

Lesley Andres et Maria Adamuti-Trache

Ce document utilise des données provenant de l’étude Paths on Life’s Way pour examiner l’incidence des prêts étudiants sur l’éducation, le statut professionnel et les autres activités de la vie des jeunes diplômés des écoles secondaires en Colombie-Britannique, promotion 1988. De multiples facteurs – tant individuels que structurels – se sont alliés pour faciliter ou pour empêcher la décision de ces diplômés d’entreprendre et de mener à terme leurs études postsecondaires. Les auteurs se concentrent sur les macroforces qui ont influencé cette cohorte alors qu'elle faisait la transition du secondaire, et les suit pendant les 15 premières années de leur vie postscolaire. En premier lieu, les auteurs situent leur analyse dans le contexte du débat politique en commençant par le projet « Accès pour tous » qui a pris naissance en Colombie-Britannique dans le milieu des années 1980. En second lieu, ils mettent en lumière le programme d’assistance financière aux étudiants de Colombie-Britannique relatif aux frais scolaires, qui était en cours au moment où les diplômés quittaient l’école en 1988, et documentent la manière dont le programme a évolué dans le temps. En troisième lieu, ils décrivent l’évolution du système postsecondaire de cette province depuis les années 1980.

Enfin, ils changent notre façon d’apréhender la question en nous amenant à tenir compte du parcours de vie des diplômés afin de mieux saisir l’effet de ces macroforces sur les individus quant à leur éducation postsecondaire, nommément du point de vue des opportunités, expériences vécues et résultats. En tenant compte des particularités individuelles des diplômés telles que leur classe sociale, leur sexe et leur lieu de résidence, la recherche révèle les différentes façons dont ces individus ont passé à travers les étapes de leurs vies, en faisant face à ces forces.

L’analyse ayant porté sur une période de 15 ans, toutes les forces décrites plus haut ont évolué dans le temps. Des modifications ont eu lieu dans les structures postsecondaires, les politiques et leurs orientations de même que chez des individus qui en murissant ont assumé des rôles d’adultes. Par conséquent, capter les interactions continuelles entre l’individuel et le collectif à travers le temps constitue un grand défi.

 

Grants for Students: Equal Access to Postsecondary Education Require More than a Student Loan Program

By Lorne Carmichael and Ross Finnie

Most economic investigations of access to education treat an investment in college or university as if it were a financial investment offering a particular expected rate of return. Since the average measured rates of return are quite favourable, other factors such as lack of information, contrary parental influence, or "debt aversion" must be invoked to explain the unwillingness of some qualified students from poorer backgrounds to borrow money and attend. However, a model that recognizes the hardship associated with low levels of expenditure suggests that, ceteris paribus, poorer students will actually need a higher measured rate of return before they will decide to attend. The result holds even when there is an efficient student loan system. This approach can provide some normative guidance for decisions about the choice of grants or loans as vehicles for student aid, and has positive implications about the effects of grants and loans on access and persistence. (Full document in pdf)

 

Bourses d’études : pour favoriser l'égalité d'accès à l’enseignement postsecondaire, un programme de prêts aux étudiants ne suffit pas

Lorne Carmichael et Ross Finnie

La plupart des enquêtes économiques sur l'accès à l'éducation traitent de l'aide financière destinée à l’éducation collégiale ou universitaire comme s'il s'agissait d'un investissement financier offrant un taux de rendement prévu. Les taux de rendement moyens mesurés s’avérant très favorables, d'autres facteurs comme le manque d'information, l’influence négative des parents ou la crainte de l'endettement doivent être examinés pour expliquer les réticences de certains étudiants qualifiés, mais issus de milieux défavorisés, à emprunter de l'argent pour poursuivre des études. Cependant, un modèle qui prend en compte les difficultés associées aux faibles niveaux de dépenses suggère que, toutes choses étant égales par ailleurs, les étudiants les plus défavorisés doivent anticiper un taux de rendement supérieur avant de se décider à poursuivre des études. Un tel constat se vérifie même lorsqu’il existe un système efficace de prêts aux étudiants. Cette démarche est susceptible de fournir des orientations normatives pour privilégier un type d’aide financière (bourses ou prêts) et elle tend à augmenter les effets positifs de l’aide financière sur l’accessibilité et la poursuite des études.

 

The Effect of Financial Aid on the Persistence of University and College Students in Canada

By Kathleen Day

This paper examines the relationship between post-secondary persistence and financial aid in Canada by analysing data from Cohort B of the Youth in Transition Survey. The analysis focuses on a sample of nearly 3,000  Canadian high school graduates who entered a post-secondary program in August or September of 1999. Financial aid is divided into three categories – scholarships and awards, grants and bursaries, and government-sponsored student loans – and persistence is defined as having graduated or continued post-secondary studies as of December 31, 2001. Although cross-tabulations and probit estimates of models of persistence find a positive correlation between persistence and financial aid, the estimated effect of financial aid on persistence is small. When instrumental variables probit estimation is used to control for the potential endogeneity of financial aid, the results suggest that the correlation between financial aid and persistence is instead negative; however, tests of the reliability of the instruments for financial aid suggest that they are weak, casting doubt on the reliability of the instrumental variables probit estimates. Despite important provincial differences in tuition fees, neither set of results suggests that there are statistically significant provincial differences in persistence nor do many personal characteristics influence persistence. Overall, the results suggest that a student’s high-school average, marital status, and parental attitudes toward post-secondary education have a much larger impact on post-secondary persistence than does financial aid. (Full document in PDF)

 

Effets du soutien financier sur la persévérance des étudiants de niveaux universitaire et collégial au Canada

Kathleen Day

Ce document examine la relation qui existe entre la persévérance au postsecondaire et le soutien financier au Canada en analysant les données de la cohorte B de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET-B). L’analyse porte sur un échantillon d'environ 3000 diplômés canadiens du secondaire entrés dans un programme postsecondaire en août ou en septembre 1999. Le soutien financier se divise en trois catégories : bourses au mérite, subventions et bourses d’études et prêts étudiants du gouvernement. La persévérance, elle, se définit selon le critère suivant : « l’étudiant a obtenu un diplôme ou a poursuivi des études postsecondaires à partir du 31 décembre 2001 ». Bien que les tableaux croisés et les estimations par la méthode des probits des modèles de persévérance démontrent une corrélation positive entre la persévérance et le soutien financier, on estime que l'effet du soutien financier est minime. Lorsque la technique d'estimation faisant appel à la méthode des variables instrumentales (modèle probit) est utilisée pour tenir compte du caractère endogène du soutien financier, les résultats suggèrent plutôt que la corrélation entre le soutien financier et la persévérance est négative; toutefois, des analyses de fiabilité des instruments de soutien financier suggèrent que ces derniers sont faibles, et jettent un doute sur la fiabilité des estimations obtenues par la méthode des variables instrumentales (modèle probit). Malgré d’importantes différences interprovinciales dans les montants des droits de scolarité, aucune des deux séries de résultats ne suggère des différences statistiquement significatives entre les provinces au plan de la persévérance ni que des caractéristiques personnelles ont une quelconque influence sur celle-ci.  Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que les notes d’un étudiant au secondaire, sa situation familiale et l’attitude de ses parents vis-à-vis de l’éducation postsecondaire ont une incidence bien plus grande que le soutien financier sur la poursuite de ses études supérieures.

 

Access to Post-Secondary Education in Canada Among the Children of Canadian Immigrants

Ross Finnie and Richard E. Mueller

This research exploits the extremely rich Youth in Transition Survey to investigate access to post-secondary education (PSE) among the children of immigrants in Canada. These include both i) those who themselves came to this country as immigrants but arrived early enough to complete their primary schooling and face their PSE opportunities in Canada, ii) and those who were born in Canada to parents who were immigrants. Our results show that both first and second generation immigrants are, overall, considerably more likely to attend PSE than non-immigrant youth, that these differences are driven principally by higher university participation rates rather than college attendance, and that the patterns vary a great deal by source country. The immigrant differences are partly explained by certain demographic characteristics (e.g., province of residence and living in a city), by immigrants’ parents’ relatively high education levels, and other observable factors such as parental aspirations regarding their children’s education, but substantial differences remain even after controlling for these and other factors. (Full document in PDF)

 

L'accès aux études postsecondaires pour les enfants d'immigrants au Canada

Ross Finnie and Richard E. Mueller

Cette étude tire son information de la très riche Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) et examine l’accès aux études postsecondaires (EPS) chez les enfants d’immigrants au Canada. Lors de cette étude, on a analysé la situation i) des enfants nés à l’étranger et arrivés ici en bas âge et qui ont terminé ici leur scolarité primaire pour ensuite continuer leurs EPS au Canada et ii) ceux qui sont nés ici et dont les parents étaient des immigrants. Les résultats de notre recherche démontrent que les enfants des immigrants de première et de seconde génération ont beaucoup plus tendance à poursuivre des EPS que les enfants des Canadiens de souche, que ces différences sont principalement dues à un taux de fréquentation universitaire plus élevé plutôt qu’à leur présence assidue au niveau collégial et que ces tendances varie grandement selon les pays d’où ils proviennent. Ces variations peuvent être expliquées en partie par certains traits démographiques (par exemple, la province où ils résident et le fait de vivre en ville), par le niveau d’éducation des parents et par d’autres facteurs observables, comme les aspirations au plan scolaire que nourrissent pour leurs enfants les parents immigrants. Mais des différences notables demeurent même quand on contrôle pour les facteurs qui précèdent. (Full document in PDF)

The Effect of High School Resources on Investment in Post-secondary Education in Canada

Kathleen Day

An important issue relating to post-secondary education is what is the most cost-effective means of encouraging investment in post-secondary education: spending more money at the elementary and high-school levels to better prepare students for post-secondary education, or providing more money to students and/or institutions at the post-secondary level. This study tries to provide some insight into this issue by examining the impact of school resources at the high-school level on student academic performance at age 15, and on educational attainment at the post-secondary level. It thus supplements the contributions of Bedard (2003), Corak and Lauzon (2002, 2005) and Johnson (2005) to the somewhat limited empirical literature on the effect of school resources on educational outcomes in Canada using data from Cohort A of the Youth in Transition Survey. Seven academic performance measures – reported grades in math, science, and language as well as the student’s overall average grade, and PISA scores in reading, math, and science, all at age 15 – and four alternative measures of educational attainment, two at age 19 and two at age 21 are examined. Ordered probit models of reported grades and educational attainment and linear regression models of PISA scores are examined. The results find little evidence that such measures of school resources as student teacher ratios, teacher quality, and the availability of computers and other physical and learning resources have much effect on reported grades, PISA scores, or educational attainment as of ages 19 and 21. However, school size and type of school – in particular, whether the school has a religious affiliation – have a statistically significant impact on PISA scores that is positive in the case of school size and negative in the case of religious affiliation. Attending a private school is also found to have a direct effect on some measures of educational attainment. These results suggest that more research is needed into the question of why private schools and schools with a religious affiliation perform differently from public schools with no religious affiliation. (Full document in PDF)

 

Incidence de la disponibilité de ressources scolaires dans les écoles secondaires sur l’investissement dans l’éducation postsecondaire au Canada

Kathleen Day

Une question importante se pose au sujet de l’éducation postsecondaire : quel est le moyen le plus efficace d’encourager l’investissement dans les études postsecondaires? Est-ce de dépenser plus d’argent aux niveaux élémentaire et secondaire afin de mieux préparer les étudiants à poursuivre des études postsecondaire ou de mettre plus d’argent à la disposition des étudiants et des établissements postsecondaires?

Cette étude tente de donner un aperçu de la question en examinant l’impact des ressources de l’école secondaire sur la performance des élèves âgés de 15 ans et sur leur niveau d’éducation postsecondaire. Ainsi, en utilisant les données de la cohorte A de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), l’étude complète la contribution de Bedard (2003), Corak et Lauzon (2002, 2005) et Johnson (2005) à la documentation empirique assez limitée qui porte sur les effets des ressources scolaires sur le bilan de l’éducation au Canada.

On examine sept mesures de rendement scolaire – notes de maths, sciences et langues ainsi que la moyenne générale de l’élève, et les résultats au test du PISA en lecture, maths et sciences des élèves âgés de 15 ans – et quatre mesures de substitution du niveau éducatif, deux à 19 ans et deux à 21 ans. On examine aussi des modèles probit ordonnés des notes rapportées et des niveaux de scolarité ainsi que des modèles de régression linéaire des résultats au test du PISA.

Il existe peu de preuves qu’à partir de l’âge de 19 ou 21 ans, le système d’évaluation des ressources scolaires quant à la proportion d’élèves par enseignant, la qualité de l’enseignant ou la mise à disposition d’ordinateurs et d’autres ressources physiques d’enseignement, ait un effet important sur les notes, les résultats au test du PISA, ou le niveau de scolarité.

Cependant, la taille et le type d’école – surtout si l’école est confessionnelle – ont un impact statistiquement significatif sur les résultats au test du PISA, impact qui est positif, dans le cas de la taille de l’école, et négatif, dans le cas du caractère confessionnel. On a constaté également que la fréquentation d’une école privée a un effet direct sur certaines des mesures du niveau de scolarité. Ces résultats suggèrent qu’il faudrait faire plus de recherches sur les raisons pour lesquelles les écoles privées et confessionnelles se comportent différemment des écoles publiques ou laïques.(Full document in PDF)

Regional differences in Canadian rural-urban participation rates in postsecondary education

E. Dianne Looker

This paper uses data from the four cycles of the Youth In Transitions Survey (YITS), Cohort A (who were 15 years old at the first data collection) to examine how the different post-secondary education (PSE) options facing youth across Canada affect the PSE participation rates of rural as compared to urban youth. The specific issues examined are: rural-urban differences in (a) PSE participation and (b) participation particularly in university, among those who attend some PSE. Findings show that, apart from some important differences between Quebec (which has a very different PSE system) and other regions, much of the rural-urban difference in both PSE and university participation can be explained by characteristics of the students and their families in the different regions. There is little or no rural-urban difference in persistence to date, but, given their youth, as the respondents age, this pattern may change. (Full document in PDF)

 

Différences entre les taux de participation aux études postsecondaires des régions rurales et urbaines du Canada

E. Dianne Looker

Ce document se base sur les données obtenues des quatre cycles de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cohorte A (âgés de 15 ans au moment de la première collecte de données) pour examiner comment les différentes options d’éducation postsecondaires (ÉPS) qui s’offrent aux jeunes Canadiens affectent les taux de participation des jeunes de régions rurales par rapport à ceux de régions urbaines. Les questions que l’on examine en particulier sont : les différences entre les régions rurales et urbaines dans cinq parties du Canada en matière (a) de participation aux ÉPS et (b) de participation universitaire. Les conclusions démontrent que, mises à part quelques différences importantes entre le Québec (dont le système postsecondaire est très différent) et les autres provinces, la plupart des différences entre la participation rurale et urbaine, tant au niveau postsecondaire qu’universitaire, s’expliquent par les caractéristiques des étudiants mêmes et de leurs familles. La différence entre les régions rurale et urbaine n’existe pratiquement plus aujourd’hui, mais, vu le jeune âge des répondants, la situation pourrait changer à mesure qu’ils avancent en âge. (Full document in PDF)

The University Gender Gap: The Role of High School Grades

Torben Drewes

Given the different distributions of high school grades for male and female graduates, rationing of university places using minimum admissions standards could potentially produce the gender imbalance observed in Canadian universities. Why high school marks are lower for males then becomes a question of some interest. This paper estimates a grades production function to examine the role of different effort levels in generating gender differences in high school grades. Using data from the Youth In Transition Survey, it finds that over half of the difference in mean grades between males and females can be accounted for by different levels of effort. Fewer males have aspirations for university education than females and this may explain lower levels of effort among them. But it is also true that males are not able to produce high school averages (and, therefore, the entry requirement for university) as efficiently as females. (Full document in PDF)

 

Fossé entre les sexes à l'université

Torben Drewes

Étant donné que les garçons réussissent moins bien au secondaire, le contingentement des places à l’université par l’utilisation de standards minimums d’admission pourrait créer un déséquilibre des sexes, tel que celui qu’on observe dans les universités du Canada. Il devient alors intéressant de connaître les raisons de cette disparité dans les résultats au secondaire.

Ce document présente une estimation d’une fonction de production des notes en vue d’examiner l’incidence de l’intensité de l’effort qui expliquerait les écarts entre les notes des garçons et celles des filles au secondaire. En utilisant les données de l’Enquête auprès des jeunes en transition, on se rend compte que plus de la moitié de l’écart entre les notes moyennes des garçons et des filles peut s’expliquer par l’intensité de l’effort fourni. Un moins grand nombre de garçons que de filles aspirent à une éducation universitaire, et cela explique leur niveau d’effort moins élevé. Il est également vrai que les garçons sont moins susceptibles que les filles d’obtenir des moyennes scolaires élevées, qui sont généralement une condition d’admission au postsecondaire. (Full document in PDF)

Effects of University Characteristics and Academic Regulations on Student Persistence, Degree Completion, and Time to Degree

Felice Martinello

Academic regulations (such as the last withdrawal date from courses, whether courses can be repeated, and what happens to the grades on repeated courses), tuition refund generosity, and other characteristics (such as size, selectivity, and professional or research orientation) vary across Canadian universities. Cross section regression analysis on 23 universities is used to estimate their effects on students' persistence, degree completion and time to degree in their first university programs using data from the Youth in Transition Survey, 1997-2005. Later course withdrawal dates are correlated with more program switching in students' first year and lower probabilities of first program completion. More generous tuition refunds are also associated with more program switching in first year, as well as less leaving in second year and a shorter time to degree for those who complete their first program. University characteristics and the other academic regulations yield mixed results that are generally not robust to different specifications. (Full document in PDF)

 

Incidences des règlements scolaires et autres caractéristiques universitaires sur la persévérance des étudiants, l'obtention du diplôme et la période d'études

Felice Martinello

Les règlements scolaires (tels que la date limite du retrait d'un cours, les modalités de reprise de cours et la notation des cours repris), la générosité des remboursements des droits de scolarité, ainsi que d'autres facteurs (tels que la taille, les critères de sélection et l'orientation professionnelle ou de recherche) diffèrent selon les universités au Canada. Les données de l'Enquête auprès des jeunes en transition (1997-2005) sont utilisées dans une analyse par régression transversale de 23 universités qui permet d'évaluer les effets de ces règlements sur la persévérance des étudiants, l'obtention du diplôme et la période d'études dans leurs premiers programmes universitaires.

Des dates de retrait plus tardives sont corrélées à des changements de programmes plus nombreux dans la première année et à des probabilités plus basses d'achèvement d'un programme initial. Plus les remboursements des droits de scolarité sont généreux, plus on constate de changements de programme en première année, moins on constate d'abandons en seconde année et plus la période d'études est courte pour ceux qui complètent leur programme initial. Les caractéristiques et autres règlements de l'université donnent des résultats mitigés qui ne sont généralement pas significatifs sur le plan statistique. (Full document in PDF)

Does student financial aid cause more participation in and graduation from post-secondary education?

Matthieu Chemin

This paper addresses two fundamental questions about the impact of student financial aid on participation in and graduation from post-secondary education. To isolate the causal impact of grants on post-secondary outcomes, longitudinal data is coupled with a 2001 Quebec Reform that significantly altered the calculation of student financial aid. Following the reform, students get more grants, and enter more into post-secondary education. However, no impact is found on graduation rates four years after the reform. (Full document in PDF)

 

L'aide financière octroyée aux étudiants encourage-t-elle une plus grande participation et favorise-t-elle un meilleur taux de diplomation au niveau postsecondaire?

Matthieu Chemin

Le présent document touche deux questions fondamentales qui concernent les effets de l'aide financière sur la participation aux ÉPS et la diplomation des étudiants. Afin d'isoler l'impact causal des subventions sur les résultats de la participation, les données longitudinales sont associées à une réforme de 2001 du Québec qui a transformé de façon importante le calcul de l'aide financière. À la suite de la réforme, les étudiants reçoivent plus de bourses et sont plus nombreux à accéder à l'éducation postsecondaire. Cependant, on n'en voit pas l'effet sur les taux d'obtention de diplômes, quatre ans après la réforme. (Full document in PDF)





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